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Comment s'immatriculer en tant que VTC

S’immatriculer comme VTC en 2025 : tout ce qu’il faut savoir avant de vous lancer

Comment s'immatriculer en tant que VTC ?

Par Kevin Castel

Vous souhaitez devenir chauffeur VTC ? Excellente idée. Mais avant de prendre le volant, il va falloir passer par une série d’étapes administratives et techniques. Rien d’insurmontable, mais autant savoir dans quoi vous mettez les pieds, euro par euro et document par document.

Conditions préalables : pas de volant sans un casier vierge

Avant toute chose, vous devez remplir 4 conditions obligatoires :

  • Permis B en cours de validité depuis au moins 3 ans.
  • Casier judiciaire B2 sans condamnation incompatible (agressions, trafics, délits routiers graves, etc.).
  • Avis médical d’un médecin agréé attestant de votre aptitude à la conduite professionnelle.
  • L’attestation PSC1 (gestes de premiers secours) n’est plus obligatoire, mais elle reste utile et fortement conseillée.

Sans ces quatre éléments, l’inscription à l’examen VTC est tout simplement impossible.

Examen VTC : la première vraie étape

L’examen est organisé par les Chambres de Métiers et de l’Artisanat (CMA). Il comprend deux parties :

  • Épreuve théorique : QCM sur la réglementation VTC, la sécurité routière, la gestion d’entreprise, la compréhension du territoire.
  • Épreuve pratique : Mise en situation avec un inspecteur. Accueil client, parcours, conduite, courtoisie. Tout y passe.

Frais d’examen : environ 170 €. Ce montant ne comprend ni la formation ni les frais de dossier en préfecture.

Carte professionnelle : le sésame

Une fois l’examen en poche, vous devez demander votre carte professionnelle VTC à la préfecture. Elle est obligatoire pour exercer.

Documents à fournir :

  • Attestation de réussite à l’examen.
  • Pièce d’identité + justificatif de domicile.
  • Avis médical (le même que précédemment).

Délais d’obtention : entre 2 et 5 semaines selon les départements. En Île-de-France, prévoyez large.

Validité : 5 ans, renouvelable.

Frais : entre 60 et 170 € selon la préfecture. Les montants varient car certaines incluent l’examen, d’autres non.

Inscription au registre VTC

Le registre national VTC est une plateforme en ligne (registre-vtc.beta.gouv.fr) où vous devez vous inscrire obligatoirement.

Pièces requises :

  • Carte professionnelle.
  • Attestation d’assurance VTC.
  • Justificatif d’immatriculation du véhicule.

Frais : 170 € pour l’inscription initiale. À renouveler tous les 5 ans.

Délai : de 1 à 2 mois selon la complétude de votre dossier.

Le choix du statut juridique

Vous devez ensuite choisir une structure juridique pour exercer légalement :

Statut Avantages Obligations
Micro-entrepreneur Simplicité, pas de TVA sous 77 700 € Déclaration mensuelle/trimestrielle, livre des recettes
EURL / SASU Protection patrimoniale, image plus “pro” Comptabilité complète, bilan, déclaration TVA
EI au réel Déduction des frais réels Comptabilité complète, régime réel contrôlé

À noter : Le régime micro-BIC est souvent choisi au démarrage, surtout si vous roulez seul, sans salarié ni flotte à gérer.

Le véhicule : pas n’importe quel modèle

Votre véhicule doit respecter 3 critères essentiels :

  • Longueur : minimum 4,50 m.
  • Largeur : minimum 1,70 m.
  • Puissance : au moins 84 kW (114 ch), sauf si le véhicule est 100 % électrique ou hybride, où une dérogation est possible.

Âge maximum du véhicule : 7 ans, sauf exception pour les modèles écologiques.

Coûts totaux à prévoir

Voici un aperçu des dépenses minimales pour vous lancer :

  • Formation : entre 1 000 et 2 500 € selon l’organisme.
  • Assurance professionnelle : de 600 à 3 400 € par an, selon garanties et véhicule.
  • Véhicule : achat libre (si conforme), ou location longue durée entre 700 et 1 500 €/mois.
  • Frais administratifs : carte, examen, registre, entre 300 et 400 €.

Budget total de départ : comptez entre 2 000 € et 4 000 € pour tout mettre en place.

Astuces pour réduire la facture

  • Utiliser le CPF : votre Compte Personnel de Formation peut couvrir tout ou partie des frais de formation.
  • Bénéficier de l’ACRE : exonération partielle de charges sociales si vous vous lancez en micro-entreprise.
  • Comparer les offres d’assurance VTC : certaines incluent l’assistance juridique et l’indemnisation en cas d’immobilisation.
  • Choisir une location avec pack assurance inclus : utile pour démarrer sans immobiliser 30 000 € dans un véhicule.

Attention aux pièges

Un dossier incomplet est la première cause de refus ou de retard.

Exercer sans carte, sans inscription au registre ou sans assurance spécifique peut vous coûter jusqu’à 15 000 € d’amende et un an de prison.

Ne pas déclarer vos revenus ou ignorer les obligations fiscales peut déclencher un contrôle et des redressements.

Les points de contact pour s’immatriculer comme VTC

  • Carte professionnelle : Préfecture de votre département.
  • Registre national VTC : registre-vtc.beta.gouv.fr.
  • Statut micro-entrepreneur : urssaf.fr ou CMA locale.
  • Aide juridique ou comptable : Chambre de métiers, legaltech ou expert-comptable indépendant.

Tout est désormais entre vos mains. Ce métier exige rigueur et régularité. Si vous êtes prêt à cocher toutes les cases, alors l’immatriculation ne sera plus qu’un point de départ.

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3 commentaires

Raphaël 27 avril 2025 - 7h50

Juste pour information :
– le brevet de secourisme n’est pas obligatoire
– le dealis pour la validation du registre des vtc peu aller jusqu’à 2 mois

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Kevin CASTEL 6 mai 2025 - 15h57

Bonjour,
Effectivement, le PSC1 n’est plus une obligation réglementaire depuis peu, mais il reste vivement recommandé pour la sécurité des passagers.
Merci pour ces précisions.

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Micro entreprise 7 mai 2025 - 20h01

Sujet très bien abordé, bravo.

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