Le VTC mise à disposition tourisme est l’un des relais de croissance les plus prometteurs du métier. La France a accueilli plus de 100 millions de visiteurs internationaux en 2024, pour 71 milliards d’euros de recettes internationales, en hausse de 12 %, un niveau jamais atteint selon le bilan tourisme 2024 du ministère de l’Économie. Pour un chauffeur, proposer une journée d’excursion ou une visite guidée en voiture, c’est sortir de la course urbaine courte pour capter une clientèle à forte valeur.
Réponse directe : la mise à disposition à la journée est une modalité pleinement légale du VTC. L’article L3122-9 du Code des transports autorise un prix forfaitaire fixé dès la commande ou calculé sur la durée et la distance, là où le taxi facture au compteur selon un tarif réglementé par arrêté préfectoral. La seule condition impérative reste la réservation préalable : un VTC ne peut jamais prendre un client à la volée.
Qu’est-ce que la mise à disposition d’un VTC ?
Le VTC se définit juridiquement comme une mise à disposition d’un véhicule avec chauffeur dans des conditions fixées à l’avance entre les parties, selon l’article L3122-1 du Code des transports. Cette définition fonde directement les prestations facturées à l’heure, à la demi-journée ou à la journée complète.
Concrètement, la mise à disposition recouvre plusieurs usages très adaptés au tourisme :
- Une journée d’excursion depuis une grande ville vers un site touristique ou un vignoble.
- Un circuit de visite culturelle avec plusieurs arrêts et temps d’attente.
- Un transfert prolongé combiné à une prestation d’accompagnement.
- Une mise à disposition pour un déplacement professionnel sur une journée entière.
Le chauffeur reste à disposition du client sur une plage horaire convenue, et non pour un simple point A vers point B. C’est cette souplesse qui distingue le modèle VTC de la logique de course courte.
Quelle différence de tarification entre VTC et taxi ?
La différence de fond porte sur le mode de facturation. Le taxi applique un tarif réglementé, calculé par le taximètre selon la distance et le temps, dans les limites fixées par arrêté préfectoral, et conserve le monopole de la maraude dans le périmètre de son autorisation de stationnement (ADS), comme le rappelle le ministère de la Transition écologique.
Le VTC fonctionne à l’inverse. Selon la fiche activité réglementée de Bpifrance Création, le prix d’une course peut être forfaitaire et fixé dès la commande, ou calculé sur la durée et la distance après la prestation. Le prix est libre, mais il doit être connu du client avant la réservation. Pour le marché touristique, cet atout est décisif : un visiteur étranger veut connaître le coût total de sa journée avant de monter dans le véhicule, sans mauvaise surprise de compteur.
La réservation préalable, condition impérative
C’est le point juridique à ne jamais négliger. L’article L3120-2 du Code des transports impose au VTC de justifier d’une réservation préalable. Le chauffeur ne peut pas prendre un client à la volée sur la voie publique, ni faire de la maraude, ni signaler en même temps sa localisation et sa disponibilité.
Une mise à disposition à la journée n’échappe pas à cette règle : même une prestation longue doit reposer sur une réservation identifiable et justifiable. Le chauffeur doit aussi respecter l’obligation de retour à la base : après une course, il regagne le lieu d’établissement de l’exploitant ou un lieu de stationnement autorisé, sauf nouvelle réservation, et ne peut pas rester sur la voie publique en quête de clients entre deux réservations.
Quelles sanctions en cas de maraude illégale ?
Prendre un client sans réservation n’est pas une simple faute administrative. Un conducteur VTC qui prend en charge un client sans réservation préalable commet un délit puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende, en application de l’article L3124-12, comme le confirme une réponse ministérielle publiée par le Sénat en 2025.
Pour un chauffeur qui développe une offre touristique, la conclusion est claire : chaque journée de mise à disposition doit être formalisée par une réservation traçable. C’est autant une protection juridique qu’un gage de sérieux face au client. Pour approfondir l’ensemble des obligations, notre guide sur la réglementation VTC en 2026 détaille le cadre complet.
Un marché touristique porteur pour les VTC
Le potentiel est réel. Au-delà des recettes internationales record, la France conserve sa place de première destination mondiale. En parallèle, le secteur VTC se structure : la France comptait environ 71 300 chauffeurs actifs sur les plateformes en 2024, soit 27 % de plus qu’en 2023, selon l’Observatoire national T3P et le SDES. Ces chauffeurs ont réalisé plus de 100 millions de courses en France métropolitaine, avec un chiffre d’affaires horaire moyen d’environ 38 euros avant primes sur la période septembre-octobre 2024. Attention, ce montant est un chiffre d’affaires destiné à couvrir l’ensemble des coûts et charges du chauffeur (carburant, commissions, cotisations, véhicule), et non un revenu net.
L’activité reste toutefois très concentrée : selon la même source, 69 % des chauffeurs actifs en 2024 ont reçu leur carte professionnelle en Île-de-France. Pour un chauffeur installé en région, cette concentration est une opportunité : le marché touristique local (excursions, journées viticoles, transferts culturels) est encore peu occupé et se prête particulièrement à la mise à disposition.
Que couvre un forfait journée et comment le tarifer ?
Contrairement au taxi, les tarifs de mise à disposition ne sont pas réglementés : ils varient fortement selon la ville, le type de véhicule et la saison. Le prix reste libre, mais il doit être annoncé et accepté par le client avant la réservation. Pour un forfait journée, mieux vaut donc construire un devis clair plutôt que raisonner au compteur.
Pour justifier la valeur d’un forfait auprès du client, il est utile de préciser ce qu’il englobe :
- Le temps de mise à disposition du chauffeur sur toute la plage convenue, temps d’attente compris.
- Le carburant et l’usure du véhicule sur l’ensemble du parcours.
- Les péages et, selon l’accord, certains frais de stationnement.
- Le niveau de prestation attendu, du véhicule au service à bord.
Le choix du véhicule pèse directement sur le positionnement tarifaire : notre article sur le fait de bien choisir son véhicule VTC en 2026 aide à arbitrer entre confort, coût et rentabilité. La qualité de l’accueil compte tout autant, comme le montre notre guide sur les codes du service premium.
Questions fréquentes
La mise à disposition à la journée est-elle autorisée pour un VTC ?
Oui. L’article L3122-9 du Code des transports autorise un prix forfaitaire fixé dès la commande ou calculé sur la durée et la distance, ce qui couvre pleinement les prestations à l’heure, à la demi-journée ou à la journée, sous réserve d’une réservation préalable.
Un VTC peut-il prendre un touriste sans réservation ?
Non. L’article L3120-2 impose une réservation préalable justifiable. Prendre un client sans réservation expose le chauffeur à un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende au titre de l’article L3124-12.
Quelle est la principale différence de prix avec le taxi ?
Le taxi facture au compteur selon un tarif réglementé par arrêté préfectoral. Le VTC pratique un prix libre, connu du client avant la réservation, ce qui permet un forfait clair à la journée, très adapté au tourisme.
Le VTC mise à disposition tourisme est-il un marché porteur en région ?
Oui. La France a accueilli plus de 100 millions de visiteurs internationaux en 2024 pour 71 milliards d’euros de recettes, alors que l’activité VTC des plateformes reste très concentrée en Île-de-France, ce qui laisse un large potentiel en région.

